La crise ? Elle est déjà là. Qui pourrait avancer que l’Europe va bien quand l’abstention atteint de tels niveaux partout sur le continent ? Quand les nationalismes et les populismes prospèrent ? Quand le chômage et la précarité s’enracinent ?
>> Renégocier un mauvais traité n’est pas une perte de temps.
Or qu’est-ce qui produit tout cela ? L’accumulation des choix libéraux, l’opacité de l’action européenne. L’ultralibéralisme, nous le subissons depuis plus de vingt ans. La Constitution ne propose pas de tourner le dos à ces choix : au contraire, elle les confirme et leur donne la valeur d’un principe constitutionnel. La Constitution appliquée, c’est la crise étendue. Dire « non » est la seule façon de marquer un coup d’arrêt et, enfin, de discuter et de renégocier sur d’autres bases.