Art. II.62. :
"Toute personne a droit à la vie".
Dans cet article d’une simplicité effarante, il est annoncé que nous avons le droit de vivre. Certes, c’est la moindre des choses et il paraît même très étonnant de devoir le "constitutionaliser" sauf si ce "droit à la vie" permet de remettre en cause le droit à l’avortement qui lui n’est pas cité dans le projet de constitution.
Si de plus, on sait que les associations anti-avortement les plus célèbres en Europe se nomment "laissez les vivre" et "droit à la vie", alors on prend carrément peur.
Art. II.69. :
"Le droit de se marier et le droit de fonder une famille sont garantis selon les lois nationales qui en régissent l’exercice".
Quid du droit au divorce ? Des violences faites aux femmes et des recours possibles ? Rien non plus sur les droits sexuels et reproductifs (contraception, avortement)
Art. II.70. :
"Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.......
Liberté de manifester sa religion....En public ou en privé......."
La constitution prône l’allégeance à l’héritage religieux européen excluant ainsi le principe de laïcité du cadre juridique de l’Europe.
Cet article est extrêmement dangereux lorsque l’on se souvient que l’Eglise justifie ouvertement, la soumission des femmes aux hommes, comme quelque chose de naturel et qui, bien sûr, suppose que les femmes restent à la maison pour s’occuper de leurs maris et de leurs enfants puisque son credo le détermine ainsi.