Si le oui l’emporte, "le verrou sera tiré pour des décennies", a affirmé la secrétaire nationale du PCF
"Cela sera une bataille beaucoup plus difficile" pour mener des politiques de gauche en France "parce qu’il faudra se heurter aux directives" de l’UE, a ajouté Mme Buffet.
"Pourquoi se mettre un boulet au pied, alors qu’on peut en rassemblant toute la gauche sur le non" créer "une dynamique (...) pour déployer une politique pleinement à gauche".
"Je ne vois pas pourquoi il faut absolument se mettre une camisole libérale", a-t-elle ajouté. Au contraire, si le non l’emporte, "la porte reste ouverte" et "on peut obtenir" une renégociation du traité européen grâce "à une mobilisation des forces progressistes".
Avec une victoire du vote négatif, le PS, les verts et le PCF seront appelés à "présenter un programme qui rompe réellement avec les politiques libérales", a-t-elle poursuivi. "Je ne vois pourquoi cela causerait un désastre au sein du parti socialiste", a-t-elle ajouté.
Selon la secrétaire nationale, "ce qui fait monter le non aujourd’hui, c’est la gauche" notamment parce que les gens "font le lien entre ce projet de traité et leurs luttes" et qu’ils "ont envie d’une autre Europe". La dirigeante communiste a également estimé qu’"il y a aujourd’hui des hommes et des femmes de gauche qui tout à fait honnêtement se prononcent pour le oui, parce qu’ils pensent qu’il n’y a pas d’autre solution possible" et "parce qu’on leur a tellement dit qu’il fallait se résigner". "Il y a eu une sorte de pédagogie du renoncement", a-t-elle estimé.
La secrétaire nationale du PCF a par ailleurs évoqué ls manifestations de lycéens. Selon elle, "C’est [François] Fillon qui est irresponsable, c’est pas les jeunes, c’est [François] Fillon qui est irresponsable en ne voulant pas du tout renouer le dialogue [avec les lycéens] et en envoyant les CRS devant les lycées", a-t-elle lancé.
"C’est lui qui a un comportement de voyou, c’est pas les lycéens", a-t-elle renchéri. Marie-George Buffet a estimé que le mouvement des lycéens contre la loi Fillon sur l’école était "un mouvement très porteur d’exigences", notamment sur "les postes d’enseignants" ou sur "les moyens pour étudier".