Même si le traité de constitution européenne évoque dans son article II 86 l’intégration des personnes handicapées " L’Union reconnaît et respecte le droit des personnes handicapées à bénéficier de mesures visant à assurer leur autonomie sociale et professionnelle à la vie de la communauté ", ces droits inscrits qui ne peuvent s’exercer que dans le cadre de la concurrence libre et non faussée vont devenir improbables.
En effet la question du handicap correspond à un choix de société : des moyens et des ressources d’Etat pour les personnes handicapées doivent être accordés dans le domaine de l’éducation, de l’enseignement, de la santé, de la protection sociale, du logement, or la concurrence libre et non faussée qui interdit le service public va particulièrement pénaliser les personnes handicapées. La restriction des dépenses publiques ( article III 184 et 194) de la constitution signifie encore plus de coupe dans les services publics.
Les personnes handicapées seront également touchées par la concurrence libre et non faussée qui favorise le dumping social, le chômage et les délocalisations. Elles restent des exclues dans l’Europe libérale où la situation y est déjà très dure. Elles constituent le groupe le moins employé au sein du monde du travail, le plus invisible parmi les 50 millions de handicapés décomptés en Europe. Elles ont plus de difficulté que le reste de la population à trouver un emploi, plus au chômage leur principal problème c’est d’avoir de quoi vivre dignement.
En France la loi de 1987 qui impose un quota de 6% d’embauche n’est toujours pas appliquée autant dans le secteur public que privé.
En Europe les personnes handicapées connaissent toutes les formes de discriminations : impossibilité de se déplacer, logements inadaptés, discriminées à l’embauche, travail imposé dans des structures protégées.
Seuls quelques pays scandinaves ont établi un projet de vie autonome, en France le manque de structures conduit les parents à inscrire leurs enfants en Belgique.
C’est dans ce contexte que le modèle anglo-saxon risque de s’imposer pour que la charité des églises remplace la solidarité de l’Etat. Ce traité est communautariste dans la mesure ou le mot laïcité n’apparaît pas et que la religion figure dans la toute première phrase du préambule.
Mobilisons-nous pour le non de gauche au TCE !
Mobilisons-nous pour les personnes handicapées !
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